Demenagement

maintenant ça se passe içi : http://www.capteurdemotions.blogspot.com/

Je reviens bientot sur vos blogs après une disparission certaine .. beaucoup trop de choses dans la tete ... fiou !

# Posté le mercredi 13 décembre 2006 16:37

Nouvelle

Voilà un ptit moment que j'avais promis à une connaissance de publier sur mon blog ses textes. Ce jeune homme s'essaye aux nouvelles et a besoins de vous remarques, reproches et conseils, alors n'hésitez pas ...

Je m'assois un instant sur ce banc. Seul, je regarde chaque élève passer, envieux et désireux de leur ressembler. Une folie douce enrobée d'un vent tiède et apaisant.

Chaque matin, je ressens une sensation de déjà vu, sensation rassurante pour le commun du mortel, mais à mon grand regret je ne suis qu'une parodie d'être humain. Pathétique assemblage d'esprit morose à l'air hideux. A mes débuts dans ce cirque gigantesque entre sable des arènes romaines et piste où s'enchaînent ces clowns à l'humour douteux. Je n'étais pas cet être sarcastique manipulant aussi bien l'autodérision et l'autopunition.

L'enfer de mon existence, et je dis bien "Enfer" de la manière la plus sensée qui soit, a pour racine ces si beaux établissements scolaires ravagés avec le temps par ces petits singes à l'esprit fragile et aux jugements adroitement hâtifs. Chaque jour, chaque heure, de chaque minute... Sans oublier les secondes, mon univers s'est transformé comme par une magie à tendance "grise" en une avalanche de hontes...


Quelles sont mes fautes ? Me fondre dans la masse ou du moins essayer, mais remercié par le "destin" car j'eus l'audace de me présenter devant ces illustres personnes aussi parfaites que mon physique ingrat et à la vertu aussi profonde que les cuvettes des WC d'un festival de rock. Moche, mal habillé et timide... Quel autre châtiment pour un être tel que moi qu'être puni et marqué à jamais par le fer rouge de la moquerie...

Après un bref résumé plutôt avisé de ma vie, me voilà devant la salle de philosophie ! Ou plutôt "La pièce de sieste commune" pour éviter tout ambiguïté.

Notre éminent professeur s'efforce avec le plus grand mal, vérité doit être dite, de nous inculquer sa grande philosophie platonique. Remaniée avec le plus de soin par l'éducation nationale. Un peu comme un cuisto à la limite de la retraite qui remanie un plat de douille congelé. Je suis sûr que ce sage de Platon aurait aimé voir que son expérience et sa vision de l'univers plus ou moins neutre aux mains de ces automates nauséeux avait autant d'effet sur cette bande de gamins boutonneux qu'un plat d'épinards au beurre.


Entre deux gentilles claques de mon camarade si bien intentionné juste derrière et une boulette de papier en plein front, j'aurais voulu proposer un sujet qui touche les relations entre enfants/adolescents. Depuis que le premier moche s'est fait battre à coup de bâton de berger par son père pour avoir eu la malchance de naître avec un nez des plus intrigants : "Pourquoi un simple physique devrait nous rabaisser devant les autres ? " Je tente de répondre à cette question mais, Christopher anarchiste révolutionnaire soi-disant mal dans sa peau et bouddhiste entre deux parties de "streetfighter" a eu la délicate politesse de jouer au lama cracheur et nerveux sur mes lunettes... Ce qui fait rire comme des bossus boiteux les deux ou trois blondes superficielles admirant la bonne bouffe avant et après leurs vomissements forcés.

Apres deux heures à guetter chaque raillerie sur le visage de mes bourreaux, provoquant chez moi un état de coma conscient... Plus aucune sensation, plus aucune compréhension des paroles de ces abeilles bourdonnant dans le vide sans savoir quoi dire d'intelligent, je finis par m'enfermer dans les toilettes. Boite mal odorante mais le seul refuge pour un zombie ne vivant plus que par instant de survie. Je ne hais même plus ces imbéciles. Je fais par un coup du sort, office de sac où ces pauvres gens peuvent se défouler. Ils sont tellement complexés, tellement oppressés par leur famille, tellement incertains de leur avenir que je dois leur faire oublier toutes ces choses à chaque agression verbale - si on peu appeler ça comme ça - ou même physique. Et de cette manière non seulement ils se sentent mieux mais ils ont la vague impression de gravir une pseudo échelle sociale auprès de leurs camarades.

La sonnerie retentit comme pour annoncer l'embrasement d'une âme meurtrie par une décennie d'une torture juste et mérité. Sur le chemin de mon seul refuge pour moi et pour bien d'autre, le soleil se couche. Ces rayons frôlent ma carcasse molle et fatiguée pour me réconforter dans ma solitude. Seule affection pour quelqu'un tel que moi. La fragile couche rougeâtre précédant les ténèbres se montre dans toute sa splendeur. Un adieu à la terre, un adieu à la beauté d'une nature mourrant une énième fois, qui m'accompagne pour un dernier voyage...

Pour toute ces filles et ces garçons dont des larmes de sang ont remplacé avec le temps des années de pleurs et de souffrances...


pix : krystalyz's eye by krystalyz
Nouvelle

# Posté le mardi 26 septembre 2006 10:59

Modifié le samedi 26 mai 2007 17:30

KrYsTaLyZ

KrYsTaLyZ
J'écoute pas de rap loin de là, mais ce jeune homme là c'est pas du rap qui fait c'est de la pure poésie, même que ma maman elle aime bien et même qu'on va aller le voir en concert ! :)
Cette chanson elle me représente l'art, il parle de poésie, mais si la poésie c'est rendre beau, alors tout art est de la poésie ...

Voilà ses quelques mots, je ne m'en lasse pas telement il sont beaux et plein de vérités ...

On a trempé notre plume dans notre envie de changer de vision
De prendre une route parallèle, comme une furtive évasion
On a trempé notre plume et est-ce vraiment une hérésie
De se dire qu'on assume et qu'on écrit de la poésie
Il existe paraît-il, un instant dans l'écriture
Qui oublie la page blanche et efface les ratures
Un véritable état second, une espèce de transe
Qui apparaît mystérieusement et s'envole en silence
Que l'on rape ou que l'on slame, on recherche ce moment
Il allume une flamme qui nous éclaire brièvement
Cette flamme est la preuve, laisse moi t'en faire une démo
Qu'il est possible de combattre le mal par les mots
C'est tout sauf une légende, on espère juste toucher l'instant
Les quelques secondes du poète qui échappent à l'espace-temps
Les moment rares et irréels que la quiétude inonde
Rouda, n'oublie jamais notre parole du bout du monde
On ressent comme une coupure dans la vie, comme un rêve
On oublie les coups durs de la vie, comme une trêve

C'est un phénomène puissant, je ne te parle pas d'inspiration
Mais d'un souffle plus profond comme une seconde respiration
On voit et on entend l'encre devenir vivante
On goûte et on sent la saveur d'une rime errante
On touche du doigt l'instant qui nous enveloppe de sa puissance
C'est sans cesse la renaissance de l'essence même de nos cinq sens
C'est le moment où on passe de l'autre côté des paysages
On sympathise avec le vent et on tutoie les nuages
Il fait jour en pleine nuit et il fait nuit en plein jour
Profite de cet instant, il ne durera pas toujours
C'est tout sauf une légende, on espère juste toucher l'instant
Les quelques secondes du poète qui échappent à l'espace-temps
Le moment où le voile se lève et la magie s'élance
Là où j'ai croisé Souleymane au bout du sixième silence
Si on a pas atteint le Nirvana, on doit en être au seuil
Pourtant je suis simplement assis là devant ma feuille
Peut-être que cet instant n'existe que dans mon esprit

Et que je suis complètement mythomane lorsque j'écris
Mais laisse moi mon stylo, y'a pas moyen que je m'arrête
J'ai une envie d'écrire comme t'as une envie de cigarette
Et pour m'enlever ce désir je te demanderais de repasser
Car tant que je pourrais écrire je continuerai de penser
Que c'est tout sauf une légende, on espère juste toucher l'instant
Les quelques secondes du poète qui échappent à l'espace-temps
Les moments que l'on redécouvre, que l'on connaît plus ou moins
Tu l'as déjà touché Jacky, j'en suis témoin
On a trempé notre plume dans notre envie de changer de vision
De prendre une route parallèle, comme une furtive évasion
On a trempé notre plume et est-ce vraiment une hérésie
De se dire qu'on assume et qu'on écrit de la poésie.


Grand corps Malade, Toucher l'instant


PIx : by krystalyz avec son nouveau krystalyzeur pour qui elle doit aller bosser à mc do lol
c'est toute premiere photo :)

# Posté le lundi 11 septembre 2006 04:54

hihi

hihi
SI je ne suis plus trop là c'est qu'il arrive :) ........ ->

# Posté le lundi 04 septembre 2006 08:33

Théatre .... na moi

Théatre .... na moi
"Le comedien est une mémoire. Il doit retrouver ou trouver l'émotion qu'il va transmettre au spectateur. Le réflexe d'enregistrer inconsciemmment toute émotion de sa vie, d'être d'une certaine façon accompagné d'un petit spectateur perché sur son épaule, est peut-être une chance, une distance avec la souffrance. Je ne sais pas exactement à quel moment parce que chacun est différent, mais immanquablement, chez l'acteur, surgit ce petit oeil témoin. Et cela n'implique surtout pas que le ressenti soit moins fort, violent ou destructeur ; au contraire, je pense qu'il est vécu jusqu'au plus profond de soi. MAis cela permet de prendre du recul. De toute façon ça ne sert à rien de fuir un chagrin, on ne lui echappe jamais. Il faut accepter pour mieux le combattre. Donner une identité à l'émotion et garder la nôtre. Prendre l'ennemi par la main. Se familiariser avec lui. Accepter ce squatter momentané et surtout ne jamais oublier qu'il est momentané."

Véronique JANNOT, Trouver le chemin



Petit texte trouvé par ma maman que j'affectionne tout particulierement. Il résume bien le comédien, ces petits bouts d'émotion enfouit tout au fon de nous qu'on ressort et qu'on exploite. C'est surement parce que j'étais beaucoup trop émotive que la comédie m'a attirée, le désir de controler l'incontrolable, ce qui me bouffe depuis toute petite. C'était dailleur un jeu assez dangereux de s'amuser avec ça, j'avais vraiment pas la distance sur les émotions mais pas du tout, au point de me perdre dedans et d'y rester pendant quelques jours ... juste pour des impros ... mais telement fortes.


Heureusement les grosses claques sont la pour rectifier tout ça ! Merci les gens sans vous j'aurait jamais pu exploiter autant d'émotions diverses et fortes. JE me demande pourquoi la comédie est devenue si importante pour moi, pendant un temps c'était devenu une drogue, je piquais des crises pendant les vacances, je me faisais des impros toute seule dans ma chambre, fallait que je libere un truc, que je sois plus moi pendant un moment ou peut etre que je sois pour une foi moi même qui sait ... C'est vrai j'ai toujorus eu l'impression d'être plus moi meme en jouant que dans la réalité, c'est un etrange paradoxe.

Bref, le théâtre c'est un pti bout de moi, et j'ai beau douté des fois depuis que je suis au conservatoire et qu'on s'en prend plein la gueul, ben c'est un enorme souffle de vie !


pix : En 3 ° au Festival des Didascalies, j'était Chocolat ^^

# Posté le dimanche 13 août 2006 14:45

Modifié le dimanche 13 août 2006 15:04